06 Nov salon Maison 1830
1. ÉTUDE ENVIRONNEMENTALE
Le projet consistait à créer un parquet pour le salon d’une maison de 1830.
L’entrée de cette maison est recouverte de carreaux de ciment d’époque, la cuisine et le salon étant placés de part et d’autre de l’entrée. Il fallait donc tenir compte de la couleur et du style des sols environnants pour accorder ce projet de façon harmonieuse au caractère de la maison. Il se trouve que ce salon offre la particularité rare d’être un carré parfait, ce qui influence le choix des motifs et de la composition.






2. RÉPARATION DU SUPPORT
Les lambourdes noyées dans la masse du plafond chaulé de la cave étaient à remplacer, ainsi qu’une partie de la sous-couche de plancher, sur laquelle était cloué le parquet d’origine.
Une fois réparé, le support est poncé à très gros grain afin de recevoir les dalles de structure en OSB. Ces panneaux de fibres orientées, de fabrication écologique (absence de colle), respirant, stables et traités pour résister à l’humidité, constituent une des sous-couches les plus appropriées en tant que support à parqueter.
Nous profitons de la rénovation du support pour préparer le remplacement de la dalle foyère, initialement composée de tomettes fracturées.
3. Découpe et préparation des panneaux
Le choix des couleurs est le prolongement naturel du dessin, comme on construit un tableau. Par leur voisinage et leur intensité, elle soutiennent la lisibilité du dessin.
5 essences ont été retenues pour ce parquet : citronnier de Ceylan (jaune doré), prunier (rouge orangé), wengué (brun noir), noyer européen (brun violacé clair), et chêne rehaussé de gris pâle. Une attention particulière a été portée à la prise en compte de leur vieillissement naturel : si certaines essences comme le padouk (rouge brique intense) ou l’amarante (violet) sont immédiatement séduisantes pour l’œil juste après la pose, elles virent très rapidement au brun sous l’effet de la lumière. Au contraire, les essences choisies pour ce parquet connaissent un vieillissement heureux : le temps ne fait que les bonifier.
Le travail commence par des étapes d’ébénisterie classique : du bois brut on tire des planches calibrées à la bonne épaisseur dans lesquelles on découpera toutes les formes nécessaires à la composition des motifs. Un travail minutieux, exécuté à la main.
Un soin extrême doit être apporté au stockage des panneaux en cours de fabrication : les pièces doivent être posées à plat, le sens du fil étant croisé en superposition, à l’abri de l’humidité, du rayonnement, et de toute source de chaleur. Il est impératif de laisser le bois au moins 48 heures dans la pièce où il sera posé pour qu’il s’imprègne des conditions d’hygrométrie et de température du lieu.








4. POSE ET ENCOLLAGE
L’emploi de brides de papier gommé permet le jointoiement sans colle des pièces et maintient la cohésion des panneaux dans le transport et la pose.
Cette dernière a débuté par le positionnement de deux frises perpendiculaires qui servent de rangs de référence.
La liaison panneaux marquetés-support se fait au moyen d’une colle polymère haute performance.
L’ensemble consiste en la combinaison de trois panneaux carrés différents placés en alternance, bordés par une frise.
Les embrasures et le seuil reçoivent quant à eux un traitement particulier, destiné à mettre en valeur la forme carrée de la pièce et à créer une transition harmonieuse avec le carrelage de l’entrée.
5. Ponçage et vitrification
Ce type de parquet nécessite un ponçage fin et soigné en raison de sa dureté élevée et de la diversité des sens du fil. Après ponçage, ce parquet a été vitrifié avec une couche de fond dur et deux couches de vernis aquaréthane, la première fixant et réchauffant les couleurs, la seconde répondant aux contraintes d’usure et aux exigences d’un entretien facile.

